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Le Confort Qualité de l'air

par Sophie Savini - 2 min de lecture
Tévolys

Dans notre précédente tribune nous nous sommes intéressés au confort thermique dans l’espace de travail. Nous sommes arrivés à la conclusion que, même si "l’état de satisfaction du corps vis-à-vis de l'environnement thermique" était traditionnellement lié à 6 paramètres, il était pertinent en tertiaire de se focaliser sur le suivi de la température et de l’hygrométrie de l’air ambiant comme marqueurs clés du confort thermique. Nous avons alors identifié « un polygone de confort hygrothermique ».


Nous passons près de 85% de notre temps dans des espaces clos dont une part importante sur le lieu de travail. Il est donc important que l'air dans ces espaces soit sain. Une mauvaise qualité de l'air peut entraîner des problèmes de concentration, de fatigue et de santé à court terme (SBS = Syndrome du Bâtiment Sain) : maux de tête, problèmes de concentration, difficultés à mémoriser, nausées, irritation des yeux, du nez, de la gorge ou même de la peau, toux, déclenchement de crise d’asthme, épuisement, étourdissement, pathologies du système respiratoire, fatigue, …

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) et de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) ont édité des Valeurs Guides de l’Air Intérieur (VGAI) pour aider au suivi et à l’amélioration de la qualité de l’air respiré. Dans des lieux tels que les écoles, une réglementation pour les établissements scolaires a été mise en place par le Ministère de la Santé.

Face à cette complexité, l’équipe GEOLYS® a identifiée des paramètres, qui semblent pertinents pour mesurer la qualité de l’air, possibles à suivre au quotidien, et sur lesquels une action via les usagers est possible :


La mesure de Température et Humidité : En effet, de la même façon qu’un polygone de confort thermique avait pu être défini, des polygones de risques peuvent être définis : problèmes de sécheresse, le développement de bactéries, micro champignons et/ou autres acariens...

La mesure de CO2 : Elle peut être utilisé comme mesure du confinement, comme le souligne l’ANSES, le taux de CO2 est corrélé avec d’autres concentrations de polluants plus difficiles à détecter, et donc un témoin important. Les données épidémiologiques ne permettent pas de mesurer l’impact du taux de CO2 sur la santé (donc il n’y a pas de VGAI), cependant certaines études tendent à montrer une corrélation entre le taux de CO2 et la performance psychomotrice (Prise de décision, résolution de problèmes, ….)

La mesure des COV : le suivi des Composés Organiques Volatiles semble intéressant car ils sont liés à la vie du bâtiment (peintures, colles, mobiliers…) et leur impact sur la santé est avéré.

Pour finir, la mise à disposition de l’information sur la qualité de l’air extérieur (taux de particule, dioxyde d’azote…,) comme cela est par exemple proposé par l’Agence européenne de l'environnement, ainsi l’usager pourra décider d’aérer ou non, de privilégier la marche, le vélo, ou les transports en commun pour ses déplacements.

A suivre...