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Le Confort Sonore

par Sophie Savini - 5 min de lecture
Tévolys

Dans nos précédentes tribunes nous nous sommes intéressés aux paramètres que GEOLYS® propose de suivre en continu, pour évaluer le confort thermique, la qualité de l’air et le confort lumineux dans les espaces de travail. Aujourd'hui nous continuons avec le confort sonore.

Le cadre réglementaire de la prévention des risques liés à l’exposition au bruit est
identique à celui de tout autre risque. La prévention des risques professionnels s’appuie sur une démarche dont les principes généraux sont édictés par le Code du travail (article L. 4121-2, R. 4213-5 à R. 4213-6, R. 4431-1 à R. 4437-4) et s’articulent autour de 3 axes : évaluer les risques, agir sur l’environnement de travail et protéger le travailleur exposé.
Des seuils ont été définis et sont présentés ci-contre :
 
 
Note technique : l’oreille humaine ne perçoit qu’une partie des sons auxquelles elle est exposée. Au-delà ou en deçà de certaines limites, nous ne sommes plus capables d’entendre les bruits. De plus, on constate que notre oreille est moins sensible aux sons en basses fréquences (20Hz) qu’aux sons émis en moyennes fréquences (1 000Hz). De même notre oreille est moins sensible aux bruits très aigus (par exemple 15 000 Hz et plus).
 
 
Pour tenir compte de ce phénomène, il a été défini des courbes de pondération A, B, et C qui correspondent assez bien à la sensibilité de l’oreille. Ces pondérations corrigent les niveaux sonores mesurés par les microphones. La pondération A est adaptée pour les environnements sonores calme (référence 40 dB à 1000Hz) tandis que les pondérations B et C sont conçus pour des niveaux plus élevés (respectivement 70 et 90dB à 1000Hz). Dans le cas du tertiaire nous nous concentrerons sur la pondération A. Selon le niveau de nuisance sonore, les impacts sur la santé peuvent être divers : fatigue auditive, surdité, augmentation du risque d’accident du travail, troubles cardiovasculaires, du sommeil, stress, et baisse des performances cognitives. C’est surtout ce dernier point qui concerne les locaux du tertiaire et donc sur lequel GEOLYS® concentre ses travaux.
 
Ainsi, les seuils génériques fixés par le code du travail doivent être suivis, mais sont difficilement utilisables directement pour évaluer le confort sonore sur le lieu de travail. En bureau et notamment bureau ouvert type openspace, les études menées par l’ANSES et l’INRS (qui ont notamment contribué à la norme NF S 31-199 – « Performances acoustiques des espaces ouverts de bureaux » ) montrent que les salariés se disent davantage gênés par les bruits de parole que par les bruits de passage, de téléphone ou d’équipements. La principale spécificité du bruit de parole étant d’être modulé dans le temps à une fréquence poche de 4Hz, correspondant au débit syllabique. Il est possible à partir de la mesure de niveau sonore d’extraire cette partie modulée (profondeur de modulation) et de la corréler avec le niveau de confort des usagers. Nous pouvons par exemple utiliser ou fixer des seuils de confort sonore utilisant l’échelle proposée par Y.Le Muet et P.Chevret « Les dessous de la Norme NF S 31-199 ».
 
Une fois de plus, il apparaît que par le suivi d’indicateurs simples, il est possible de faire un pas de plus vers la compréhension et l’amélioration de la qualité de vie au travail, ce que les solutions GEOLYS® permettent. Avec notamment la mise en place rapide et sans engagement de ce suivi.
 
Pour finir, en proposant des solutions simples à mettre en œuvre et en ciblant différents domaines, l’ambition est de permettre des analyses croisées qui participeront à une compréhension plus globale des phénomènes, traduisant ainsi mieux la notion de complexité de la qualité de vie au travail.
 
à suivre...